Histoire de la commune

Histoire de la commune

Bozel a gardé une trace ancienne de présence humaine en Savoie, avec le vase trouvé au hameau des Moulins, daté de 2500 ans avant J.-C., et exposé au Musée Savoisien de Chambéry. Une copie en est visible dans la Tour Sarrazine. 

Au Moyen Âge, on signale l’existence d’une maison forte appartenant en 1388 à François de Secal. Ce dernier est également en possession de la moitié de la montagne de la Valette et de Lesturges, qu’il partage avec Jacques Cembey, qui n’en possède qu’un quart. La paroisse de Pralognan fut détachée de celle de Bozel en 1530 et réunie à nouveau à Bozel au début du XVIIe siècle. 

À la Révolution, Bozel devint Fructidor, nom qui évoque les activités agricoles de la population à cette époque mais aussi la prospérité. En effet, la commune possédait alors un important vignoble et, comme activité économique principale, la production de gruyère, dont une partie était exportée vers le Piémont, par le col de la Vanoise. 

En 1630, le ruisseau Bonrieux inonda Bozel et combla l’étage inférieur de la Tour Sarrazine. L’église de Bozel, érigée au Ve siècle, subit à deux reprises le courroux des eaux en crue du torrent le Bonrieu, en 1666 et en 1669.

La catastrophe de Bozel

Le Bonrieu avait déjà débordé plusieurs fois par le passé, comme en 1630, 1666, ou 1669. mais dans la soirée du 16 juillet 1904, entre sept et neuf heures, une partie du village de Bozel fut détruite dans ces circonstances rappelant la terrible catastrophe de Saint-Gervais en 1892. Au cours d’un violent orage qui sévissait sur la région, le torrent de Bonrieu, qui,en temps ordinaire, roule à peine deux mètres d’eau, se trouvant subitement accru, sortit de son lit, entraînant dans son cours les rocs, les arbres et les terres, et se répandit en une véritable nappe de boue dans les rues de Bozel, détruisant plus de vingt maisons, ruinant trois ponts et engloutissant onze personnes. Les secours s’organisèrent de suite sous la direction du maire, puis du sous-préfet de Moutiers et du Procureur de la République. Au petit jour, le spectacle des rues envahies par la vase, encombrées de débris de toutes sortes, apparut terrible. On se préoccupa immédiatement de venir en aide aux malheureux sinistrés:

  • Les baigneurs de Brides envoyèrent de suite 1000, puis 2000 francs et organisèrent une fête de bienfaisance;
  • Le préfet donna un premier secours de 400 francs.
  • Un comité disposa de 5000 francs pour les besoins les plus urgents.
  • Le 29 décembre 1904, une loi fut votée ouvrant au ministre de l'intérieur et des cultes un crédit supplémentaire de 50.000 francs pour aide aux victimes de la catastrophe de Bozel (Savoie). Cent hommes du 158e régiment de ligne et deux compagnies du 4e génie ont été envoyées à Bozel pour procéder au déblaiement des routes.

Les mines d'anthracite

Vers la fin du XIXe siècle, grâce à la présence d’anthracite dans son sous-sol, Bozel a vu s’ouvrir une nouvelle ère avec l’exploitation de ses mines dès 1880, l’implantation d’une usine au Villard du Planay en 1898, et celle d’une centrale électrique aux Moulins en 1910. Employant jusqu’à 200 ouvriers en 1920, l’usine du Villard ferme ses portes en 1984. Cette industrialisation a favorisé le maintien de la population en même temps que celui de l’agriculture, permettant ainsi aux habitants d’exercer une double activité. Le phénomène des ouvriers-paysans était ici particulièrement bien représenté.

Parallèlement, la vallée s’est orientée vers le développement des activités touristiques, d’abord d’été avec le thermalisme (Brides-les-Bains) et l’alpinisme (Pralognan), puis d’hiver avec l’expansion des stations de sport d’hiver dans les années 1945-1960, avec notamment la station de Courchevel. Par le décret du 19 février 1959, une partie de la commune de Bozel a été rattachée à la commune de Saint-Bon-Tarentaise, correspondant à une partie de la station de Courchevel 1650 – Moriond

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